Un réseau de chaleur à l’étude pour la Ville de Genappe

Soucieuse de son empreinte environnementale, la Ville de Genappe a adopté un Plan d’Action en faveur de l’Énergie Durable (PAED) visant à réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 20% à l’horizon 2020. À travers ce plan, la ville envisage de remplacer le parc de chaudières vieillissant sur son site de l’Espace 2000 par un réseau de chaleur alimenté par une unité centrale de production de chaleur. Elle a fait appel à l’expertise de WattElse pour étudier la faisabilité technique, économique et environnementale d’un tel projet.

Lors de cette étude, WattElse a comparé les configurations suivantes :

  • Le remplacement classique des chaudière individuelles par des chaudières modernes à condensation ;
  • La mise en place d’un réseau de chaleur combiné à une chaudière centrale biomasse ;
  • La mise en place d’un réseau de chaleur combiné à une cogénération au gaz (production de chaleur et d’électricité) ;
  • La mise en place d’un réseau de chaleur combiné à une cogénération biomasse (production de chaleur et d’électricité).

Le tableau ci-dessous permet de résumer les avantages et inconvénients de chaque technologie étudiée.

Au terme de l’étude, il apparaît que la cogénération biomasse est la solution la plus rentable grâce au combustible bon marché, à la production d’électricité et au mécanisme de certificats verts octroyés par la Région Wallonne. Il faut toutefois noter que cette solution nécessite un investissement de départ entre 4 et 5 fois plus élevé que la solution classique de remplacement des chaudières. Au niveau technique, il importe aussi de noter que l’intégration sur site d’une cogénération biomasse est la solution la plus complexe car elle nécessite la création d’un nouveau bâtiment pour la chaufferie, la mise en place d’un stockage de la biomasse (avec les manœuvres régulières nécessaires) ainsi que l’implantation de plus de 500 m de tuyaux. En termes d’émissions de CO2, c’est également la cogénération biomasse qui permet la réduction la plus élevée avec environ 80% alors que la chaudière biomasse et la cogénération gaz offrent des niveaux de réduction de respectivement 60% et 10%.